Début novembre, Moka a accueilli son tout nouvel Art & Culture Manager. Mathieu Pigeot, qui rêvait d’une carrière dans l’édition après ses études de sciences sociales, fait d’abord ses armes dans le monde des affaires en Australie avant de revenir sur son île natale en 2018. Ici, sa passion pour la culture et l’attrait de la scène artistique mauricienne le happent vite… Il nous en dit plus.

Une fois vos bagages posés à Maurice, votre reconversion dans le culturel s’est faite comme une évidence…

Oui, car la passion pour la culture a toujours été en moi. Avant de commencer l’université, j’ai découvert la photographie documentaire. C’est cela qui m’a propulsé dans le monde artistique. Quand les choses évoluent naturellement, on sait que l’on est au plus près de ses aspirations, de son cœur. Et lorsque je suis rentré à Maurice, la scène artistique et culturelle m’a accueilli chaleureusement. Les projets se sont vite enchaînés : Dock 13, Tamtam Moris, la plate-forme « Parlons Photo » ou encore la création de l’association Medium pour rassembler les artistes de différents milieux et pratiques.

mathieu pigeot, art, culture

Quelle est votre vision pour la ville de Moka ?

J’ai approché l’équipe de la Smart City de Moka avec des idées et des projets culturels pour la ville. Ce choix s’est fait naturellement pour moi, car nous étions sur la même longueur d’onde concernant la place de l’art et de la culture dans le développement d’une ville et d’une communauté. Il n’y a qu’à voir l’initiative Moka’mwad : elle montre à quel point la Smart City de Moka tient à développer le sens de communauté dans la région. Ma mission principale est d’utiliser l’art et la culture comme vecteur de sens de ce développement et, à terme, placer Moka sur la mappe culturelle de l’île.

Comment proposez-vous de développer cet aspect de la ville ?

D’abord en créant des expériences et événements pour enrichir la vie communautaire de Moka (concerts, expositions…), mais aussi dynamiser les lieux à notre disposition. C’est la ville et ses habitants que nous voulons faire vibrer. Participer au rayonnement culturel de la région, c’est aussi soutenir des projets d’acteurs culturels existants en leur fournissant des espaces de travail, en finançant en partie leur projet et en assurant leur communication. L’un de nos rêves est aussi de développer l’art public. La rue est la galerie la plus démocratique car elle est accessible à tous. Il nous faudrait donc repérer les lieux qui ont besoin d’être régénérés et les nouveaux auxquels nous aimerions donner vie, comme la Promenade et l’amphithéâtre de Telfair.. Enfin, nous avons dans l’idée de créer un événement majeur à Moka, un événement qui lui serait propre, mais ce projet est encore en gestation et réflexion.

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Qu’est-ce qui vous motive le plus dans ce challenge ?

C’est cette idée que la ville est encore naissante, qu’elle est en train de grandir et que nous grandissons avec elle. Dans deux ans, le centre-ville de Telfair sera construit et le challenge est de poser dès maintenant les bases d’une ville vivante et animée. C’est aussi créer une identité, mettre en place une programmation culturelle qui résonne chez la communauté de Moka et qui célèbre le fait d’être Mokassien. Au-delà du côté opérationnel avec la coordination, l’organisation et la mise en place d’événements, c’est un travail qui, d’un point de vue créatif, offre beaucoup de plaisir. C’est se mettre ensemble autour d’une table, discuter de projets, trouver des initiatives qui nous font plaisir et nous enrichissent.

Mathieu, nous vous souhaitons de vivre une très belle aventure aux côtés de l’équipe de la Smart City de Moka !

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