Moka et ses roses : au cœur d’une romance

Vivre à Moka

30 nov. 2018
Moka et ses roses : au cœur d’une romance

Ni trop chaud, ni trop froid, Moka jouit d’un climat idéal pour la culture de plantes, plus précisément de celle des roses. Harry Seenauth, horticulteur qu’on ne présente plus dans la région, nous partage sa passion pour ces reines du jardin.

L’homme qui murmure aux oreilles des fleurs

 Six heures. Comme tous les matins depuis 18 ans, Harry entame sa balade quotidienne sous sa serre. Attentif et aux petits soins, ses plantes sont une fierté dont il ne se lasse pas. À 55 ans, cet habitant de Moka avait pourtant opté pour une carrière dans l’ingénierie mécanique et électrique mais force est de constater qu’Harry était destiné à travailler la terre. « C’est dans le sang ! », nous lance-t-il. En effet, cet amour pour les plantes, il la détient de son père qui, lui, l’a hérité de son père ; une histoire de famille qu’il partage aujourd’hui avec ses deux fils et sa femme. C’est d’ailleurs Mme Seenauth qui s’occupe de leur charmante boutique, « Harry Flowers Centre », située à la rue Bourbon, Port Louis

De retour sous sa serre, on peut assister à une véritable explosion de couleurs. Œillets, gerberas, glaïeuls, gypsophiles, il existe des fleurs pour tous les goûts et toutes les occasions. Cela dit, s’il y a bien un coin du jardin qui interpelle, il s’agit de l’espace où se dressent les rosiers. On n’en compte pas moins de 300 variétés, toutes aussi fascinantes les unes que les autres. « Je n’ai aucune préférence. Leur beauté est égale à mes yeux », assure-t-il.

Moka, propice à la culture des roses

 Région de l’île vraisemblablement verdoyante, Moka abrite de nombreux espaces dédiés à la culture de plantes, à l’instar de celui d’Harry. Il faut dire que le climat s’y prête bien. S’il fait trop chaud à Port Louis et trop froid à Curepipe, le cœur de l’île affiche une température forte agréable au thermostat. Selon notre quinquagénaire, ce serait son grand-père, qui, à l’époque, serait à l’origine de cette effervescence florale dans le coin. Animé par sa passion, Harry poursuit désormais ce qu’avait commencé ce grand-père qu’il n’a malheureusement pas eu l’occasion de connaître.

Les conseils de l’expert

 Quand il n’est pas dans son sanctuaire, Harry assure son rôle de président de la « Mauritius Horticultural Society ». Avec ses confrères, il participe à des expo vente aux quatre coins de l’île et anime, pour le plus grand bonheur des curieux, des ateliers d’apprentissage axés sur la culture des plantes. Si la rose fleurit tout au long de l’année, elle exige à ce qu’on la dorlote pour favoriser sa propagation. Harry aux mains vertes vous partage trois conseils simples et efficaces pour que vous aussi, vous puissiez profiter d’un jardin orné de roses :

•  Il est primordial de réserver l’arrosage aux petites heures du matin. Les feuilles de rosiers ne supportent pas l’eau une fois la nuit tombée.

•  Les roses aiment le soleil. Évitez donc de les planter à l’ombre des arbres ou contre un mur.

•  Pour lutter naturellement contre les parasites tels que les pucerons, essayez l’huile de neem 100 % bio.

Pour en savoir plus sur la culture des roses à Moka et découvrir le monde fleuri d’Harry Seenauth, ce dernier vous invite à venir lui rendre visite au cœur de sa serre, de lundi à dimanche. Et oui, pas de repos pour les passionnés !